Généalogie


              L’Atelier généalogie : animateur Gérard Chuniaud

LA GÉNÉALOGIE.

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La détention d’un arbre généalogique très succinct, 3 générations, réalisé par un membre de la famille, m’a donné une envie irrésistible d’en savoir plus sur mes  ancêtres. A partir du livret de famille des grands parents, côté maternel d’abord, je suis parti à la recherche des ascendants de mon arrière-grand-mère paternelle, qui sont originaires de la commune de Sarzeau. J’ai donc consulté les registres d’état civil en mairie après 1792 et paroissiaux de 1578 à 1792, pour débuter mes recherches généalogiques.

PETIT RAPPEL HISTORIQUE :


  • Les registres paroissiaux : En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts oblige les curés à tenir des registres de baptêmes. L’ordonnance de Blois de 1579 étend cet enregistrement aux actes de mariage et de sépulture. Les registres sont tenus en double exemplaire : l’un reste dans la paroisse, l’autre est transmis au greffe du juge royal.

  • Les registres d’état civil : La laïcisation de l’état civil intervient en 1792 : les anciens registres paroissiaux sont confiés aux municipalités et c’est le maire qui dorénavant tient les registres des naissances, mariages et décès, toujours en double exemplaire.

    Les archives départementales conservent la collection comprenant les registres paroissiaux et les registres d’état civil de toutes les communes du département.

     

    COMMENT CHERCHER :

    Connaissant la commune dans laquelle a été établi un acte, il fallait consulter, il y a une dizaine d’années, les registres sur microfilm en salle de lecture des archives départementales. Désormais la généralisation de la numérisation des actes et des tables décennales accompagnant depuis 1792 les registres permet, via Internet, de les consulter à distance. D’autres sources existent : les archives notariales, les recensements de population, les documents militaires, les registres matricules, etc…

    Des centres généalogiques, par l’intermédiaire de certains de leurs adhérents, ont mis à disposition des chercheurs des relevés d’actes. C’est ainsi que le cercle généalogique Sud Bretagne a édité un grand nombre de relevés et de tables couvrant un grand nombre de communes du Morbihan. Depuis quelques années, les actes ont été numérisés et mis en ligne, facilitant le travail de recherche. En outre, des sites généalogiques mettent à disposition des grandes bases de données qui sont consultables (Généanet, Généabank, Généalogie.com. …).

    Enfin, la publication en ligne par de nombreux généalogistes de leur arbre généalogique (au format Gedcom) à partir d’un logiciel de généalogie permet d’échanger et d’enrichir ses propres recherches. S’il était fastidieux de remonter dans le temps, il y a quelques années, les outils informatiques actuels et l’entraide entre généalogistes permettent de s’affranchir d’une grande partie de la durée consacrée à l’exercice.

     

    MON EXPERIENCE PERSONNELLE :

    J’ai consulté en mairie les tables décennales, puis les actes de naissance, de mariages et de décès. J’ai pu remonter rapidement à la « Révolution » tout en pestant contre le calendrier républicain, conversion oblige. En deçà de 1792, j’ai donc fait connaissance des actes paroissiaux en salle de lecture des archives départementales sous contrainte de temps alloué pour visionner les microfilms.

    M’étant procuré les DVD des actes paroissiaux de Sarzeau, j’ai appris sur le terrain, bien qu’imparfaitement, n’ayant pas pris de cours de paléographie, la lecture des textes anciens, ce qui m’a pris énormément de temps. Les feuilles déchirées, déclassées, l’encre effacée ou très pâle, l’orthographe approximative, souvent phonétique, ont constitué moult et moult obstacles dans la quête des ancêtres.

    Pour éviter le découragement dans la recherche d’actes, parfois étalés sur plusieurs années, j’ai décidé un jour, d’entreprendre la réalisation de relevés sur certaines périodes, en commençant par les mariages. En utilisant les facilités qu’offre le tableur (Excel), j’ai établi une table des mariages de Sarzeau s’échelonnant de 1668 à 1790, par ordre alphabétique des époux et des épouses. A partir de là, il m’a été plus facile de trouver les ancêtres concernés.

    Pour compléter ce tableau, et faire des recoupements, j’ai procédé de même pour l’établissement des tables de baptêmes et de sépultures.

    Je détiens donc plusieurs tables concernant la commune de Sarzeau. Un autre généalogiste de connaissance m’a fait parvenir une copie de ses relevés sur Saint-Gildas.

    C’est ainsi, qu’en l’espace d’une dizaine d’années de recherche, je suis remonté pour certaines branches aux environs de l’an 1600.

    PERENNISER L’ATELIER :

    Cela dépend beaucoup de l’attente souhaitée par les participants. Voici quelques propositions non exhaustives :


  • Apprendre à accéder aux sites généalogiques et en particulier aux archives départementales;
  • Apprendre à naviguer dans les registres ;
  • Proposer des modèles d’imprimés pour les relevés ;
  • Mettre à disposition les tables en possession pour ce qui concerne les recherches sur Sarzeau et les compléter si possible ;
  • S’initier à l’utilisation d’Excel, aux possibilités de tri, de filtrage qui aident à la recherche ;
  • Développer l’entraide au sein des chercheurs, car l’union fait la force.


Gérard CHUNIAUD


 






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